{"id":1208,"date":"2021-09-24T07:39:26","date_gmt":"2021-09-24T07:39:26","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/sustainable-global-society\/?p=1208"},"modified":"2024-01-16T16:31:59","modified_gmt":"2024-01-16T16:31:59","slug":"destruction-de-lenvironnement-et-resistance-comment-comprendre-la-reoccupation-violente-du-parc-national-de-kahuzi-biega-en-rdc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/destruction-de-lenvironnement-et-resistance-comment-comprendre-la-reoccupation-violente-du-parc-national-de-kahuzi-biega-en-rdc\/","title":{"rendered":"Destruction de l&#8217;environnement et r\u00e9sistance : comment comprendre la r\u00e9occupation violente du parc national de Kahuzi-Biega en RDC"},"content":{"rendered":"\n<p>En octobre 2018, de centaines d\u2019individus Batwa \u2013 un peuple indig\u00e8ne qui avait \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 du parc de Kahuzi-Biega \u2013 r\u00e9occupaient le parc par la force. A l\u2019\u00e9poque, leurs actions avaient surprises nombreux observateurs, d\u2019autant plus que certains Batwa commen\u00e7aient \u00e0 s\u2019allier avec des groupes rebelles, des coupeurs de bois ill\u00e9gaux et des commer\u00e7ants de minerais. Jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, ces actions ont cr\u00e9\u00e9 une destruction massive des ressources foresti\u00e8res, et entra\u00een\u00e9 plusieurs bless\u00e9s et des morts. Dans un <a href=\"https:\/\/www.tandfonline.com\/doi\/full\/10.1080\/03066150.2021.1970539\">article r\u00e9cent<\/a> pour le Journal of Peasant Studies, Fergus Simpson et Sara Geenen expliquent pourquoi les actions violentes des Batwa ne devaient pas du tout surprendre les observateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1970, le gouvernement za\u00efrois a d\u00e9plac\u00e9 de force les Batwa, un groupe de chasseurs-cueilleurs r\u00e9sidant dans divers pays d&#8217;Afrique centrale, du parc national de Kahuzi-Biega (Barume 2000). Depuis, les Batwa vivaient dans des conditions extr\u00eamement pr\u00e9caires dans les alentours du parc. De temps en temps, ils rentraient dans le parc en petits groupes pour y chercher des ressources ou pratiquer leurs rituels coutumiers. Mais en 2018, apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec d\u2019une tentative de leur acheter des terres en dehors du parc, plusieurs centaines ont <a href=\"https:\/\/wrm.org.uy\/fr\/les-articles-du-bulletin-wrm\/section1\/les-riverains-autochtones-batwa-et-le-retour-sur-leurs-terres-ancestrales-dans-le-parc-national-de-kahuzi-biega-est-de-la-rd-congo\/\">violemment r\u00e9occup\u00e9 <\/a>certaines parties du parc. Une s\u00e9rie d\u2019affrontements a depuis co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 au moins onze Batwa, deux \u00e9cogardes et un soldat du gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois de retour sur la terre de leurs anc\u00eatres, les Batwa ont form\u00e9 des alliances avec des groupes arm\u00e9s, des commer\u00e7ants et des paysans pour exploiter les ressources du parc \u00e0 la fois pour leur consommation personnelle et \u00e0 des fins commerciales. Cela a conduit \u00e0 la d\u00e9forestation de centaines d&#8217;hectares de for\u00eat. Certains chefs Batwa ont utilis\u00e9 ces alliances pour acqu\u00e9rir un fort contr\u00f4le territorial sur certaines parties du parc et accumuler des richesses \u00e9conomiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La d\u00e9cision des Batwa de r\u00e9occuper le parc par la force ne doit pas \u00eatre une surprise. Elle s&#8217;explique plut\u00f4t par au moins trois facteurs : 1) l&#8217;\u00e9chec des voies formelles et l\u00e9gales, qui auraient pu leur donner des compensations financi\u00e8res ou mat\u00e9rielles, ou des droits d\u2019acc\u00e8s \u00e0 leurs terres ancestrales, 2) une intensification des menaces \u00e0 leur dignit\u00e9, leur identit\u00e9, et leurs moyens de subsistance, et 3) la cr\u00e9ation des alliances avec des acteurs \u00e9conomiquement et politiquement plus puissants.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Violence lente et r\u00e9sistance quotidienne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis des temps imm\u00e9moriaux, les Batwa \u00e9taient les gardiens des for\u00eats de Kahuzi-Biega. En 1970, par contre, le gouvernement za\u00efrois invalidait leurs droits fonciers coutumiers, transformant leurs for\u00eats ancestrales en un lieu de stricte pr\u00e9servation, de recherche scientifique et de tourisme. Au cours des ann\u00e9es 1970, l&#8217;agence congolaise de conservation (\u00e0 l&#8217;\u00e9poque l&#8217;<em>Institut za\u00efrois pour la conservation de la nature), assist\u00e9e par <\/em>l&#8217;arm\u00e9e nationale, proc\u00e9dait \u00e0 l\u2019expulsion des habitants du parc. Souvent, ces habitants \u00e9taient expuls\u00e9s par force et sans pr\u00e9avis. Selon des t\u00e9moignages, des soldats se pr\u00e9sentaient seulement en disant \u00ab&nbsp;vous n\u2019\u00eates plus chez vous&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi expuls\u00e9s, les familles Batwa se sont install\u00e9es dans des villages aux alentours du parc, o\u00f9 ils avaient tr\u00e8s peu d\u2019opportunit\u00e9s. Ils avaient un acc\u00e8s difficile aux \u00e9coles, ce qui a conduit \u00e0 un faible taux d\u2019alphab\u00e9tisation parmi eux. Ils avaient \u00e9galement des difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e9der aux activit\u00e9s g\u00e9n\u00e9ratrices de revenus et \u00e9taient discrimin\u00e9s sur le march\u00e9 de l\u2019emploi. Ils vivaient dans des conditions d\u00e9grad\u00e9es et faisaient face \u00e0 une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9 r\u00e9sultant de l&#8217;absence d&#8217;un r\u00e9gime alimentaire appropri\u00e9, de l&#8217;absence d&#8217;eau et des installations sanitaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Les Batwa n&#8217;ont pas seulement \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de leurs moyens de subsistance, ils \u00e9taient \u00e9galement coup\u00e9s de leur identit\u00e9 d&#8217;habitants de la for\u00eat et de leur spiritualit\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la nature. Lorsqu&#8217;ils ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s de la for\u00eat, ils ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9par\u00e9s d&#8217;eux-m\u00eames. Cette \u00e9rosion de leur identit\u00e9 et de leurs moyens de subsistance par la d\u00e9possession peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un processus de violence &#8220;lente&#8221;, que Robert Nixon (2011:2) d\u00e9crit comme &#8220;une violence qui se produit progressivement et \u00e0 l&#8217;abri des regards, une violence de destruction diff\u00e9r\u00e9e qui est dispers\u00e9e dans le temps et l&#8217;espace, une violence attritionnelle qui n&#8217;est pas du tout consid\u00e9r\u00e9e comme une violence&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette violence, pourtant, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 sans contestation. Certains Batwa ont continu\u00e9 \u00e0 rejoindre le parc, bien qu\u2019ils le faisaient en secret. Les risques de r\u00e9pression \u00e9taient trop \u00e9lev\u00e9s \u00e0 cause de la pr\u00e9sence des \u00e9co-gardes arm\u00e9s et des punitions s\u00e9v\u00e8res. Leurs strat\u00e9gies peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme une r\u00e9sistance \u00ab&nbsp;quotidienne&nbsp;\u00bb, pour emprunter le concept de James Scott (1989). Souvent \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit, l&#8217;entr\u00e9e ill\u00e9gale dans le parc pour collecter des ressources foresti\u00e8res et pratiquer des rituels coutumiers leur a permis non seulement de survivre, mais aussi de continuer \u00e0 revendiquer leurs droits ancestraux sur cette terre.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais tout a chang\u00e9 en octobre 2018 lorsque les Batwa ont d\u00e9cid\u00e9 de retourner <em>en masse <\/em>dans le parc, d\u00e9clenchant de violents affrontements et une vague de destruction environnementale. Pendant ses recherches sur le terrain entre ao\u00fbt 2019 et f\u00e9vrier 2020, Fergus Simpson et ses coll\u00e8gues congolais ont tent\u00e9 de comprendre ce qui a conduit les Batwa \u00e0 r\u00e9occuper leurs terres ancestrales.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les strat\u00e9gies pacifiques n&#8217;ont rien chang\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, <a href=\"https:\/\/minorityrights.org\/\">Minority Rights Group a <\/a>travaill\u00e9 avec l&#8217;ONG locale <em>Environnement Ressources Naturelles et D\u00e9veloppement <\/em>pour cr\u00e9er une action en justice contre le gouvernement congolais. Une affaire a \u00e9t\u00e9 port\u00e9e devant le <em>tribunal de grande instance <\/em>de Bukavu en 2008, puis transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la cour d&#8217;appel en 2013. Elle proposait que les Batwa expuls\u00e9s re\u00e7oivent des terres, une compensation financi\u00e8re et des droits d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 la for\u00eat. L&#8217;affaire a \u00e9t\u00e9 <a href=\"https:\/\/minorityrights.org\/advocacy-statements\/solidarity-with-batwa-prisoners\/\">rejet\u00e9e au <\/a>motif qu&#8217;elle concernait un probl\u00e8me de constitutionnalit\u00e9 et devait donc \u00eatre r\u00e9solue au niveau national. Deux autres affaires ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9es devant la Cour supr\u00eame de la RDC \u00e0 Kinshasa en 2013 et devant l&#8217;Union africaine en 2015 ; toutes deux restent en suspens. \u00c0 partir de 2014, <a href=\"https:\/\/www.forestpeoples.org\/\">Forest Peoples Programme a <\/a>\u00e9galement facilit\u00e9 un processus de dialogue entre les Batwa et les autorit\u00e9s du parc pour se mettre d\u2019accord sur une compensation appropri\u00e9e et identifier des sites \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du parc o\u00f9 les Batwa pourraient poursuivre leurs activit\u00e9s culturelles et de subsistance. Mais les n\u00e9gociations n\u2019ont abouti \u00e0 rien.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la suite de ces \u00e9checs, les Batwa en sont venus \u00e0 se m\u00e9fier des ONG qui les soutenaient, comme l\u2019illustre cette d\u00e9claration d&#8217;un chef Batwa :<\/p>\n\n\n\n<p><em>Une ONG m&#8217;a invit\u00e9 \u00e0 plusieurs r\u00e9unions diff\u00e9rentes, mais cette ONG ment en disant qu&#8217;elle va plaider pour nos droits et apporter des projets. Ils avalent l&#8217;argent et pr\u00e9tendent ensuite dans leurs rapports qu&#8217;ils plaident au nom des Batwa !<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les menaces se sont intensifi\u00e9es<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En ao\u00fbt 2017, en pr\u00e9lude \u00e0 la r\u00e9occupation massive, un homme Batwa et son fils se sont rendus dans le parc pour r\u00e9colter des herbes m\u00e9dicinales. Ils y ont \u00e9t\u00e9 abattus par des gardes du parc en patrouille, laissant le p\u00e8re bless\u00e9 et son fils mort. Cette provocation a entra\u00een\u00e9 un soul\u00e8vement presque instantan\u00e9. Les Batwa ont apport\u00e9 le corps du gar\u00e7on au si\u00e8ge du parc en signe de protestation. Au fil des heures, la tension a augment\u00e9. Certains Batwa ont m\u00eame commenc\u00e9 \u00e0 brandir des b\u00e2tons et des machettes, mena\u00e7ant de r\u00e9occuper le parc.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les mois qui ont suivi le meurtre, un repr\u00e9sentant des Batwa \u00e0 Bukavu nous a racont\u00e9 qu&#8217;un donateur international avait tent\u00e9 d&#8217;acheter des terres pour que les Batwa puissent s&#8217;installer \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur du parc. Mais le directeur d&#8217;une ONG locale qui a re\u00e7u l&#8217;argent au nom des Batwa a ensuite achet\u00e9 une maison et une voiture avec ce m\u00eame argent. C&#8217;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que les Batwa ont d\u00e9cid\u00e9 de reprendre violemment la terre de leurs anc\u00eatres par la force, estimant qu&#8217;ils ne pouvaient faire confiance \u00e0 personne et qu&#8217;ils ne devaient compter que sur eux-m\u00eames pour reprendre ce qui leur revenait de droit.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De nouvelles opportunit\u00e9s se pr\u00e9sentent<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la m\u00eame p\u00e9riodes, les \u00e9lections nationales de d\u00e9cembre 2018 pr\u00e9sentaient un contexte favorable \u00e0 la cr\u00e9ation des nouvelles alliances. Les Batwa en ont ainsi profit\u00e9 pour former des liens strat\u00e9giques avec des acteurs plus puissants. Tout d&#8217;abord, ils se sont alli\u00e9s \u00e0 des groupes arm\u00e9s non \u00e9tatiques op\u00e9rant dans le parc, ce qui leur a donn\u00e9 acc\u00e8s aux armes et aux soldats pour affirmer leur contr\u00f4le sur le territoire r\u00e9occup\u00e9. Les Ma\u00ef-Ma\u00ef Cisayura auraient aid\u00e9 un groupe de Batwa \u00e0 attaquer un poste de patrouille \u00e0 Lemera, tuant un garde. Ces groupes arm\u00e9s \u00e0 leur tour ont affirm\u00e9 qu&#8217;ils &#8220;aidaient les Batwa \u00e0 revendiquer leurs droits&#8221;. Ils s\u2019en sont bien servi pour l\u00e9gitimer leur propre pr\u00e9sence dans le parc, et continuer \u00e0 extraire des minerais.<\/p>\n\n\n\n<p>Deuxi\u00e8mement, les Batwa ont collabor\u00e9 avec des hommes d&#8217;affaires et des politiciens de la capitale provinciale Bukavu qui contr\u00f4lent g\u00e9n\u00e9ralement les r\u00e9seaux commerciaux de la r\u00e9gion. Ils leur ont donn\u00e9 acc\u00e8s au parc et ses ressources indispensables. En effet, dans les villages autour du parc, il y avait un va et vient des camions remplis des sacs de charbon de bois et de planches de bois avec destination Bukavu. Troisi\u00e8mement, les Batwa ont approfondi leurs relations commerciales avec les paysans bantous afin d&#8217;acc\u00e9der \u00e0 l&#8217;expertise, au capital financier et \u00e0 la technologie pour exploiter les ressources du parc. Un groupe de Batwa a m\u00eame commenc\u00e9 \u00e0 travailler avec des Bantous qui poss\u00e8dent une tron\u00e7onneuse pour couper du bois \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du parc.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lutter contre la violence lente<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les observations ci-dessus r\u00e9v\u00e8lent que la r\u00e9occupation du parc par les Batwa a fait suite \u00e0 des d\u00e9cennies de violence lente. Cette violence s\u2019est manifest\u00e9e par l&#8217;\u00e9rosion progressive de leur identit\u00e9 et leur dignit\u00e9. La r\u00e9occupation a aussi \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 par nombreux autres incidents et donc ne devait pas venir comme une surprise.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, les cons\u00e9quences de cette r\u00e9occupation sont consid\u00e9rables. Au lieu d\u2019une zone prot\u00e9g\u00e9e, une grande partie du parc est devenu une zone exploit\u00e9e. Cette transformation soul\u00e8ve d\u2019autres questions&nbsp;: est-il possible que l\u2019exclusion des groupes autochtones des zones prot\u00e9g\u00e9s peut avoir l\u2019effet pervers de modifier leur relation avec la terre de telle sorte qu\u2019ils commencent \u00e0 l\u2019exploiter pour un gain commercial et utiliser la violence&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Ce cas montre qu\u2019il faut une meilleure compr\u00e9hension des facteurs qui poussent les communaut\u00e9s \u00e0 passer d&#8217;une r\u00e9sistance secr\u00e8te \u00e0 des formes ouvertement violentes de contestation de la conservation. Cela pourra aider \u00e0 \u00e9viter des troubles sociaux et une destruction de l\u2019environnement comme elle se pr\u00e9sente actuellement \u00e0 Kahuzi-Biega. Nous esp\u00e9rons \u00e9galement que ces recherches peuvent inspirer un mouvement contemporain de conservation plus durable sur le plan environnemental et plus juste sur le plan social pour les futures g\u00e9n\u00e9rations de populations autochtones.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p>Barume, Albert Kwokwo. 2000. Heading Towards Extinction ? Indigenous Rights in Africa : Le cas des Twa du parc national de Kahuzi-Biega, R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. IWGIA.<\/p>\n\n\n\n<p>Nixon, Rob. 2011. La violence lente et l&#8217;environnementalisme des pauvres. Harvard University Press. <a href=\"http:\/\/www.jstor.org\/stable\/j.ctt2jbsgw\" data-type=\"URL\" data-id=\"www.jstor.org\/stable\/j.ctt2jbsgw\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">www.jstor.org\/stable\/j.ctt2jbsgw<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Scott, James C. 1989. Everyday Forms of Resistance &#8220;. The Copenhagen Journal of Asian Studies 4 (1) : 33. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.22439\/cjas.v4i1.1765\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/doi.org\/10.22439\/cjas.v4i1.1765<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans un article r\u00e9cent pour le Journal of Peasant Studies, Fergus Simpson et Sara Geenen expliquent pourquoi les actions violentes des Batwa ne devaient pas du tout surprendre les observateurs.<\/p>\n","protected":false},"author":88,"featured_media":1209,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[51],"tags":[],"coauthors":[327,92],"class_list":["post-1208","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/users\/88"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1208"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1208\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1211,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1208\/revisions\/1211"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1209"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1208"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.uantwerpen.be\/iob\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=1208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}